Bienvenue à nos nouveaux membres du conseil d’administration

Nous aimerions souhaiter la bienvenue aux trois nouveaux membres du conseil d’administration du Conseil national de développement économique des Autochtones. En octobre 2020, Danielle Levine, Michael Bonshor et Andy Moorhouse se sont joints au conseil d’administration.

Danielle Levine, BA, MBA, est une métisse et originaire de Winnipeg, au Manitoba. Elle est éducatrice, conceptrice de programmes et facilitatrice auprès des entreprises. Experte-conseil indépendante, Danielle offre des services de développement des compétences, de coaching et de soutien continu en matière d’entrepreneuriat aux peuples autochtones du Canada et d’ailleurs.

Michael Bonshor, CPA, est membre de la Première Nation des Dzawada’enuxw de Kingcome Inlet. Depuis 20 ans, Michael travaille avec les Premières Nations et les organisations autochtones dans le but de faire progresser l’autonomie gouvernementale grâce au développement économique. Il est président et directeur général de Visions First Nations Financial Services/Ki’mola Indigenous Capital et administrateur délégué de la First Nations Business Development Association (en Colombie-Britannique).

Andy Moorhouse est né à Montréal et a grandi dans le village nordique d’Inukjuak. Il réside actuellement à Inukjuak, au Nunavik. En 1999, à l’âge de 20 ans, il a été élu membre du conseil municipal d’Inukjuak et, en 2003, il est devenu maire de la municipalité pour un mandat qui s’est échelonné de 2003 à 2005. Il a progressivement gravi les échelons jusqu’à son plus récent poste de vice-président de la Société Makivik où il s’occupe du développement économique.

Les trois nouveaux membres du conseil d’administration possèdent de vastes connaissances en matière de développement économique autochtone et contribueront grandement aux travaux du conseil.

Conseil national de développement économique des Autochtones: Possibilité pour de président

Le Conseil national de développement économique des Autochtones (CNDEA) est le seul organisme national non partisan en son genre dont le mandat est de fournir au gouvernement fédéral des conseils et des orientations stratégiques sur les questions liées au développement économique des Autochtones. Les membres du CNDEA sont nommés pour des mandats de durées variées et peuvent résider n’importe où au Canada. Leur rôle principal consiste à fournir au gouvernement fédéral des conseils stratégiques en matière de politiques et de programmes concernant le développement économique des Autochtones.

Qui peut postuler?

Les candidats au poste de président ou présidente doivent posséder une expérience considérable et confirmée en tant que chefs de file autochtones dans les domaines des affaires et du développement économique. Une expérience de gouvernance, dans un rôle de président, au sein d’un organisme national ou régional et la reconnaissance des réalisations dans ce rôle sont essentielles. Les candidats doivent également être reconnus et respectés par leurs pairs et les communautés d’intérêts pertinentes pour leur leadership, leur intégrité et leur fiabilité.

Les candidats proposés pour la nomination doivent se conformer aux exigences de la Loi sur les conflits d’intérêts ainsi qu’aux lignes directrices en matière d’éthique et d’activités politiques à l’intention des titulaires de charges publiques à temps partiel.

Le gouvernement s’engage à ce que les personnes nommées représentent les régions et les langues officielles du Canada, ainsi que l’équité en matière d’emploi et la diversité en ce qui a trait aux femmes, aux peuples autochtones, aux personnes handicapées et aux minorités visibles.  

 

Date limite

Les candidatures pour le poste de président seront acceptées jusqu’au 15 septembre 2020.

Comment postuler?

Veuillez envoyer votre curriculum vitæ à jour et détaillé à la personne-ressource ci­dessous. Votre CV doit contenir une description de votre expérience pertinente, de même que vos coordonnées actuelles.

Coordonnées:

Secrétariat du Conseil national de développement économique des Autochtones
10, rue Wellington, 17e étage
Gatineau, Québec K1A 0H4
Courriel: aadnc.cndeanaedbsecretariat.aandc@canada.ca

 

Conseil national de développement économique des Autochtones: Opportunités pour les futurs membres du conseil d’administration

Le Conseil national de développement économique des Autochtones (CNDEA) est le seul organisme national non partisan en son genre dont le mandat est de fournir au gouvernement fédéral des conseils et des orientations stratégiques sur les questions liées au développement économique des Autochtones. Les membres du CNDEA sont nommés pour des mandats de durées variées et peuvent résider n’importe où au Canada. Leur rôle principal consiste à fournir au gouvernement fédéral des conseils stratégiques en matière de politiques et de programmes concernant le développement économique des Autochtones.

Qui peut postuler?

Les personnes qui posent leur candidature pour devenir membre du CNDEA doivent posséder une expérience considérable et confirmée en tant que chefs de file autochtones dans les domaines des affaires et du développement économique. Une expérience de gouvernance au sein d’un organisme national ou régional et la reconnaissance des réalisations dans ce rôle sont essentielles. Les candidats doivent également être reconnus et respectés par leurs pairs et les communautés d’intérêts pertinentes pour leur leadership, leur intégrité et leur fiabilité.

Les candidats proposés pour la nomination doivent se conformer aux exigences de la Loi sur les conflits d’intérêts ainsi qu’aux lignes directrices en matière d’éthique et d’activités politiques à l’intention des titulaires de charges publiques à temps partiel.

Le gouvernement s’engage à ce que les personnes nommées représentent les régions et les langues officielles du Canada, ainsi que l’équité en matière d’emploi et la diversité en ce qui a trait aux femmes, aux peuples autochtones, aux personnes handicapées et aux minorités visibles.

Date limite

Les candidatures pour le poste de membre du conseil seront acceptées jusqu’au 30 septembre 2020.

Comment postuler?

Veuillez envoyer votre curriculum vitæ à jour et détaillé à la personne-ressource ci­dessous. Votre CV doit contenir une description de votre expérience pertinente, de même que vos coordonnées actuelles.

Coordonnées:

Secrétariat du Conseil national de développement économique des Autochtones
10, rue Wellington, 17e étage
Gatineau, Québec K1A 0H4
Courriel: aadnc.cndeanaedbsecretariat.aandc@canada.ca

Lancement du Réconciliation économique autochtone de 2019

Le Conseil de développement économique des Autochtones lance son rapport « Réconciliation économique autochtone : Recommandations sur la réconciliation et la croissance économique inclusive pour les peuples autochtones et le Canada »

Ottawa, On., 10 décembre 2019 – Afin de mettre de l’avant des idées et des recommandations sur la façon de faire des progrès au chapitre de la réconciliation économique, le Conseil a présenté une série de trois conférences, en 2017 et 2018, sur la réconciliation économique et la croissance inclusive au Canada. La série s’intitulait « Élargir le cercle : Que peuvent signifier la réconciliation et la croissance inclusive pour les peoples autochtones et le Canada ? » Ces conférences ont été organisées en partenariat avec l’Association nationale des sociétés autochtones de financement (ANSAF), le Forum des politiques publiques (FPP) et l’ancien ministère des Affaires autochtones et du Nord Canada (AANC).

L’intérêt pour cette série découle de la recherche que le Conseil a réalisée en 2016, qui a démontré que si les Autochtones bénéficiaient des mêmes possibilités et si la main-d’œuvre autochtone était pleinement mobilisée, cela pourrait engendrer une contribution annuelle de 27,7 milliards de dollars au PIB canadien.

Le Rapport de réconciliation économique autochtone et ses recommandations sont le résultat de ce que le Conseil a entendu au cours de ces forums et reposent sur le Rapport d’étape de 2019 sur l’évolution de l’économie des Autochtones. Ce rapport indique que les résultats économiques globaux des peuples autochtones du Canada s’améliorent, mais qu’ils ne sont pas en voie d’atteindre les objectifs de 2022 en matière de parité économique des Autochtones. Le rapport conclut que le gouvernement du Canada doit prendre des mesures concrètes, significatives et claires en vue de combler les écarts entre les Autochtones et les non-Autochtones. L’engagement envers la réconciliation avec les peuples autochtones n’est pas une question partisane; il s’agit de l’honneur de la Couronne, fondé sur les droits autochtones existants qui sont protégés et reconnus en vertu de l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982. Toutefois, la réconciliation ne relève pas uniquement de la responsabilité du gouvernement; tous les Canadiens doivent y contribuer.

Ce rapport est divisé en deux parties. La première La première partie présente quatre recommandations clés, qui s’appuient sur les thèmes et les enjeux communs qui ont été soulevés lors des trois forums.

  1. Approvisionnement : Mettre sur pied un répertoire d’entreprises autochtones qui soit exhaustif et facile d’accès (semblable à la base de données « Supply Nation » en Australie), et à fournir un financement significatif aux entreprises autochtones afin qu’elles soient plus sensibilisées et mieux préparées aux occasions d’approvisionnement.
  2. Accès aux capitaux : Financer adéquatement les institutions financières autochtones (IFA) et sur le transfert à ces dernières de la programmation relative au développement économique. De plus, les recommandations demandent que les IFA bénéficient de protections pour les pertes sur prêts afin de permettre aux entreprises autochtones d’avoir accès à d’autres formes classiques de capitaux.
  3. Renforcement des capacités : Mettre en place des mesures incitatives, y compris du financement, des stages et des bourses, afin d’accroître la participation des Autochtones à la formation entrepreneuriale et à la certification, et d’encourager les établissements d’enseignement postsecondaires à améliorer l’accès à ces programmes pour les apprenants autochtones.
  4. Partage de la richesse : Mettre en œuvre des stratégies et des options novatrices pour accroître la participation financière et l’intervention des peuples autochtones dans l’exploitation des ressources, et pour soutenir la croissance des économies traditionnelles et la participation à la gérance environnementale.

La deuxième partie donne un aperçu de chacun de ces trois forums. Par exemple, le forum des Premières Nations a porté sur des mesures concrètes pour se soustraire de la Loi sur les Indiens. De son côté, le forum des Métis a souligné l’importance des droits des Métis en ce qui concerne la réconciliation économique. Finalement, le forum des Inuit a insisté sur l’importance d’une mise en œuvre appropriée des accords sur les revendications territoriales. Les trois forums ont démontré l’importance d’une approche fondée sur les distinctions en matière de réconciliation économique. Bien qu’il y avait des thèmes communs aux trois forums, certains éléments de ce que nous avons entendu lors de ces rencontres étaient uniques du point de vue des Premières Nations, des Métis et des Inuit, ce qui montre l’importance d’adopter des approches fondées sur les distinctions en matière de réconciliation économique.

Le CNDEA prévoit organiser trois forums de suivi en 2022. Un rapport de suivi sur la réconciliation économique sera publié en 2023 et il inclura des données provenant du Rapport d’étape de 2022 sur l’évolution de l’économie des Autochtones. Le CNDEA se servira de ces outils pour suivre, surveiller et évaluer la progression de la réconciliation économique au Canada. Le présent rapport sera lié à une stratégie plus vaste en matière de développement économique des Autochtones, dans laquelle le développement économique constitue un élément clé et un moteur du bien-être des collectivités autochtones. Les recommandations de ce rapport seront utilisées par le Conseil lors de discussions pendant ses rencontres avec les ministres et les représentants du gouvernement.

Le CNDEA invite les organismes autochtones à faire connaître le présent rapport au sein de leurs réseaux, exhorte le milieu des affaires du Canada à prendre un engagement concret à l’égard de la réconciliation, et demande aux Canadiens de s’informer au sujet de ces questions et de diffuser cette information.


Conseil national de développement économique des Autochtones

Établi en 1990, le CNDEA est un organisme nommé par le Ministre des Services aux Autochtones en conseil et dont le mandat est de fournir au gouvernement du Canada des conseils sur les politiques stratégiques concernant les questions relatives au développement économique des Autochtones. Composé de chefs de file communautaires et de dirigeants d’entreprises provenant des Premières Nations, des Inuits et des Métis de tout le Canada, le Conseil aide le gouvernement à répondre aux besoins uniques et aux circonstances particulières des peuples autochtones au Canada.

 

Victoria LaBillois et Sandra Sutter nommées parmi les 100 femmes les plus influentes au Canada

Le Conseil nation de développement économique autochtone (le Conseil) tient à féliciter Victoria LaBillois et Sandra Sutter pour avoir été nommées parmi les 100 femmes les plus influentes au Canada (Women’s Executive Network 2019 Canada’s Most Powerful Women: Top 100 Award).

Victoria et Sandra ont été nommées dans la catégorie Championne RBC qui reconnait les femmes ayant fait une différence marquée pour l’avancement des femmes dans le milieu du travail.

Victoria LaBillois est une entrepreneure Mi’kmaq originaire de Listuguj, au Québec, Victoria Labillois est propriétaire de Wejipeg Excavation; elle possède également des immeubles locatifs, elle est copropriétaire de Wejuseg Construction et elle est une partenaire active dans d’autres coentreprises. Sandra Sutter, une Crie Métisse originaire des Prairies, est la gestionnaire des partenariats avec les Autochtones pour PTW Energy Services et CGT Industrial, de même que la directrice générale de la Circle for Aboriginal Relations (CFAR) Society.

Elles sont toutes deux des membres actifs du Conseil, donnant de précieux conseils sur le prochain Plan stratégique du Conseil, ainsi qu’en faisant partie des sous-comités sur l’approvisionnement autochtone et l’entreprenariat des femmes autochtones.

Nous sommes reconnaissants qu’elles siègent sur le Conseil et que nous puissions bénéficier de leur ample savoir et expérience en tant que femmes autochtones et entrepreneurs.

 


Pour en savoir plus. . .

Rapport d’étape de 2019 sur l’évolution de l’économie des Autochtones

Les résultats économiques globaux des peuples autochtones du Canada se sont améliorés, mais ils ne sont pas en voie d’atteindre les objectifs de 2022 en matière de parité économique des Autochtones

La fin des écarts socioéconomiques stimulerait l’économie canadienne à hauteur de 27,7 milliards de dollars par année

Goose Bay, T.-N.-L., 10 juin 2019 – Le Rapport d’étape de 2019 sur l’évolution de l’économie des Autochtones, que le Conseil national de développement économique des Autochtones (CNDEA) a rendu public aujourd’hui, conclut que bien que globalement, on constate une amélioration des résultats économiques des peuples autochtones au Canada, cette progression est variable et parfois à de faibles degrés. Compte tenu du rythme des améliorations, les résultats ne sont pas en voie d’atteindre les objectifs de 2022 en matière de parité économique entre les Canadiens d’origine autochtone et les Canadiens non autochtones.

« Nous constatons que certains des gains les plus importants ont été réalisés au chapitre du taux d’obtention d’un diplôme d’études collégiales ou professionnelles par les étudiants autochtones, au point de surpasser celui de la population non autochtone de 2,6 points de pourcentage en 2016 », déclare le chef Clarence Louie, président du CNDEA. « De plus, l’écart de déficit entre les niveaux de revenu médian a montré une forte diminution de 9,3 points de pourcentage, alors que l’écart entre les taux d’obtention d’un diplôme d’études secondaires s’est rétréci de 4,5 points de pourcentage. »

Le Rapport conclut cependant que les indicateurs n’affichent pas tous des progrès, et que les améliorations ne se sont pas produites de manière égale dans l’ensemble des trois groupes d’identité autochtone.

« En 2016, l’écart entre les taux d’emploi des Autochtones et des non-Autochtones est demeuré essentiellement inchangé à 8,4 points de pourcentage, alors que l’écart entre les taux d’obtention de diplômes universitaires des Autochtones et des non-Autochtones est passé à 18,8 %, ce qui représente une hausse de 1,7 point », explique Mme Dawn Madahbee Leach, la vice-présidente du CNDEA. « Les populations des Premières Nations vivant dans les réserves continuent de présenter des déficits persistants et parfois croissants au chapitre des taux d’emploi, des revenus et des niveaux de scolarité. »

Le Rapport d’étape sur l’évolution de l’économie des Autochtones présente une analyse détaillée et approfondie des réalités économiques des peuples autochtones du Canada. À l’aide de 13 mesures, Il évalue 3 indicateurs principaux, soit l’emploi, le revenu, et le bien-être des collectivités. De plus, à la lumière de 19 autres mesures, le Rapport examine 5 indicateurs secondaires de réussite économique : l’éducation; l’entrepreneuriat et la création d’entreprises; la gouvernance; les terres et les ressources; et l’infrastructure.

Le Rapport d’étape de 2019 comporte 11 nouvelles mesures, telles que la représentation de la main-d’œuvre; la hausse du revenu et le niveau de scolarité; le surpeuplement et les conditions de logement; et l’attestation financière des collectivités. Il présente également les résultats de l’analyse comparative entre les sexes, ainsi que les deux nouveaux indices composites du CNDEA portant sur le développement économique et sur l’infrastructure.

« L’analyse comparative entre les sexes révèle des conclusions intéressantes”, souligne Mme Marie Delorme, qui est membre du CNDEA. « Nous avons constaté que les populations autochtones affichent une plus grande parité entre les sexes que les populations non autochtones. Nous avons également conclu que les femmes autochtones bénéficieraient davantage d’un soutien dans les domaines de l’emploi et du revenu, alors que les hommes autochtones bénéficieraient plus d’un soutien en éducation. »

Le Rapport de 2019 est le deuxième rapport d’étape sur l’évolution de la situation économique des Autochtones que produit le CNDEA depuis la publication, en 2012, de son document fondateur, le Rapport d’analyse comparative de l’économie des Autochtones. Le Rapport d’analyse comparative établit des cibles audacieuses permettant de faire un suivi des progrès économiques des Premières Nations et des peuples inuit et métis au Canada. Parmi les cibles, on y retrouve l’atteinte de la parité économique d’ici 2022.

« Bien que les écarts se referment, nous avons constaté qu’ils ne sont pas en voie d’atteindre notre objectif pour 2022 », précise le chef Terrance Paul, qui est membre du CNDEA à titre individuel. « Nous exhortons le gouvernement à répondre à nos recommandations afin que nous puissions atteindre ces cibles au cours des trois prochaines années. »

Parmi ses recommandations, le CNDEA est d’avis que les politiques et les programmes devraient cibler les populations des Premières Nations vivant dans les réserves dans les domaines de l’infrastructure, de l’emploi et de l’éducation. Le Conseil recommande également que des mesures de soutien éducatif axées sur les jeunes soient élaborées afin d’aider les Autochtones à finir leurs études secondaires et à poursuivre des études postsecondaires. Le CNDEA recommande aussi que des programmes de développement des compétences soient mis sur pied pour aider les employés autochtones travaillant dans des secteurs où les salaires sont élevés à accroître leur revenu potentiel en occupant des emplois mieux rémunérés.

« Le développement économique des Autochtones offre l’énorme potentiel d’améliorer les conditions de vie, de stimuler la croissance économique canadienne, de faire progresser la réconciliation et de fournir une main-d’œuvre jeune et croissante à la population active vieillissante du Canada », affirme le chef Louie. « Si on comblait cet écart, cela stimulerait l’économie canadienne à hauteur de 27,7 milliards de dollars par année. »

Communiqué de presse en inuktitut

Infographies:

Rapports précédents:


Conseil national de développement économique des Autochtones

Établi en 1990, le CNDEA est un organisme nommé par le gouverneur en conseil et dont le mandat est de fournir au gouvernement du Canada des conseils sur les politiques stratégiques concernant les questions relatives au développement économique des Autochtones. Composé de chefs de file communautaires et de dirigeants d’entreprises provenant des Premières Nations, des Inuits et des Métis de tout le Canada, le Conseil aide le gouvernement à répondre aux besoins uniques et aux circonstances particulières des peuples autochtones au Canada.

Rapports d’étape sur l’évolution de l’économie des Autochtones

Le CNDEA a produit deux précédents rapports d’étape sur l’évolution de l’économie des Autochtones en vue de cerner les tendances de l’économie autochtone au Canada sur une période de dix ans et de formuler des recommandations. Le Rapport de 2019 compare les données du recensement de 2006 avec celles du recensement de 2016. La publication du rapport final est prévue pour 2023.

Rapport de recommandations sur les systèmes alimentaires durables dans le Nord

Le 25 février 2019, le Conseil a lancé son Rapport de recommandations sur les systèmes alimentaires durables dans le Nord.

Les systèmes alimentaires durables dans le Nord constituent un élément essentiel du développement économique dans cette région. Ils sont à la base de la sécurité alimentaire, et ils permettent aux collectivités d’être en meilleure santé et aux individus d’être mieux à même de participer à la population active. Une main-d’œuvre en meilleure santé contribue à rendre le climat économique plus propice et susceptible d’attirer et de retenir les entreprises. En retour, les améliorations au chapitre de l’emploi et des possibilités d’éducation ainsi que la hausse des revenus se traduisent par une plus grande sécurité alimentaire. Les systèmes alimentaires durables dans le Nord sont le moteur du développement économique, et ils profitent également de la croissance économique engendrée par les nouvelles occasions d’affaires.

En nous basant sur des recherches faites tant à l’interne qu’à l’externe, de même que les conclusions de la table ronde que nous avons organisée à Whitehorse, au Yukon, en juin 2018 afin de discuter des systèmes alimentaires durables avec les résidents du Nord, nous ont permis de formuler une série de recommandations :

  • Premièrement, nous recommandons qu’un ensemble de quatre outils stratégiques soit mis sur pied afin d’aborder la question des aliments traditionnels et la possibilité qu’ils puissent contribuer de façon plus fiable et durable aux systèmes alimentaires dans le Nord. Ces politiques et programmes permettraient de soutenir les chasseurs et de faciliter l’approvisionnement en aliments traditionnels dans les hôpitaux, les écoles et les établissements gouvernementaux, de concevoir des pratiques appropriées en matière de commercialisation et de gestion de ces aliments, et d’en faciliter l’inspection afin de veiller à ce que les règlements sur la salubrité des aliments soient respectés. Fait important, toutes ces politiques seraient élaborées en collaboration avec les instances dirigeantes autochtones et reconnaîtraient le pouvoir du gouvernement autochtone de prendre des règlements concernant la cueillette et l’emploi des aliments traditionnels ou de ceux prélevés dans la nature.
  • Deuxièmement, nous recommandons de mettre au point deux programmes, et de leur fournir un soutien accru, dans le but de promouvoir les mesures d’adaptation aux changements climatiques et d’appuyer les entreprises autochtones de pêche commerciale à petite échelle. Ces programmes incluraient un soutien pour les installations locales de transformation afin que l’essentiel des bénéfices demeure au sein des collectivités et soit utilisé à leur avantage. Les aliments traditionnels et ceux prélevés dans la nature offrent aux systèmes alimentaires autochtones une contribution irremplaçable, qui va bien au-delà de leur excellente valeur nutritive; le soutien apporté à ces initiatives, maintenant et à l’avenir, engendre de multiples retombées économiques et communautaires qui profitent à tous.
  • Troisièmement, nous recommandons que des améliorations significatives et d’importantes modifications soient apportées aux programmes fédéraux de subventions. Nous recommandons que le programme Nutrition Nord soit axé sur l’appui à la production alimentaire locale et à la cueillette, par l’intermédiaire de subventions destinées au transport des aliments traditionnels et aux outils et fournitures nécessaires à la production alimentaire locale et à la cueillette. De plus, nous recommandons que les résidents du Nord aient droit à une allocation de revenu de base garanti ainsi qu’à des taux d’imposition fédérale indexés en fonction du coût de la vie dans le Nord. Finalement, nous formulons trois autres recommandations : établir des mesures d’appui au développement économique en vue de mettre sur pied, pour les aliments commerciaux, des chaînes d’approvisionnement et de distribution appartenant aux populations locales; examiner l’opportunité de plafonner les prix des denrées de base; et faire un suivi continu des programmes alimentaires existants et des taux d’insécurité alimentaire.
  • Quatrièmement, nous recommandons l’adoption d’une stratégie permanente en matière d’investissements dans les infrastructures, qui honore les engagements budgétaires antérieurs et qui continue de se concentrer sur les infrastructures de transport (maritime, aérien et terrestre), leur entretien et leur amélioration. Il faut construire des ports en eaux profondes et améliorer les aéroports et les routes afin de veiller à ce que les collectivités éloignées et isolées maintiennent des réseaux de distribution, et qu’à l’avenir, elles soient mieux à même de tirer avantage des possibilités de développement économique.
  • Cinquièmement, nous recommandons la simplification et la coordination des outils de financement destinés aux individus, aux collectivités et aux entreprises dans le Nord qui cherchent à mettre au point des solutions locales, et d’associer ces personnes à un réseau de partage pour les projets et les promoteurs afin de leur permettre de communiquer avec des champions en matière d’études de cas. La création d’une plateforme à guichet unique servant à répertorier les outils de financement ainsi que l’établissement d’un processus de demande unique permettraient d’encourager l’innovation, de localiser les contributions aux systèmes alimentaires et de réduire la nécessité de naviguer à travers une multitude de ministères et de paliers gouvernementaux. Un réseau de partage favoriserait la diffusion des idées, des bons coups et des défis partout dans le Nord, facilitant ainsi la propagation des réussites et la réduction des obstacles.

Finalement, nos recommandations en vue d’améliorer et de soutenir les systèmes alimentaires durables dans le Nord sont axées sur l’accroissement de la participation et de l’autonomie à l’échelle locale en vue de mettre au point et d’appuyer les solutions locales et la production alimentaire locale. Toutes les recommandations tendent vers une autodétermination accrue et une plus grande autonomie gouvernementale pour les Autochtones, et s’appuient sur une approche fondée sur les distinctions. Grâce à un financement amélioré et simplifié pour les initiatives locales, jumelé à des réseaux de partage des solutions, le Nord sera mieux placé pour soutenir des systèmes alimentaires durables et le développement économique à venir.


Le CNDEA

Créé en 1990, le Conseil national de développement économique des Autochtones est un organisme nommé par décret, dont le mandat est de fournir au gouvernement fédéral des conseils stratégiques sur les politiques portant sur des questions liées au développement économique des Autochtones. Composé de dirigeants d’entreprises et de collectivités inuites, métisses et des Premières Nations provenant de partout au pays, le Conseil aide les gouvernements à répondre aux besoins uniques des peuples autochtones au Canada et à tenir compte de leur situation exceptionnelle.

Élargir le cercle : réconciliation économique pour les Premières Nations

Le 15 février 2017, au Westin d’Ottawa, le Conseil national de développement économique autochtone (CNDEA), en partenariat avec le National Aboriginal Capital Corporations Association (NACCA), Affaires Autochtones et du Nord Canada, ainsi que le Forum des politiques publiques (FPP), a présenté la conférence Élargir le cercle : quelle signification la réconciliation et la croissance économique inclusive peuvent-elles avoir pour les Premières Nations et le Canada?

La réconciliation économique implique l’inclusion des peuples autochtones dans l’économie nationale, ainsi que leur participation dans le partage de la prospérité. L’inclusion économique des peuples autochtones au Canada constitue donc non seulement une façon de corriger les erreurs du passé, mais représente aussi un investissement qui bénéficie tous les Canadiens. De ce fait, si l’écart relatif à l’accès aux opportunités des collectivités autochtones était éliminé partout au Canada, le PIB pourrait augmenter de 27,7 milliards de dollars par année. Lisez plus sur le sujet :

La série de conférences Élargir le cercle met en vedette des leadeurs et experts de partout au pays. Les conférences portent sur l’importance d’une croissance économique inclusive pour la réconciliation, et mettent en lumière des solutions pour pallier aux écarts entre les autochtones et les non-autochtones au Canada.La première conférence d’une série de trois s’est penchée sur comment accroître les opportunités économiques des Premières Nations. À travers des panels, des discussions et des présentations, les participants ont parlé de thèmes tels que la réconciliation, des stratégies en matière d’approvisionnement, et l’importance de reconnaître les succès des peuples Autochtones.

Conférence sur les Premières Nations (2017)

À travers des panels, des discussions et des présentations, les participants ont parlé de thèmes tels que les droits des Métis, l’entrepreneuriat, le développement d’entreprises, et la jeunesse.


Pour en savoir plus…

Rapport sur ce que nous avons entendu : Table ronde sur les systèmes alimentaires durables dans le Nord

Le lundi 4 juin 2018, un vaste éventail d’intervenants et de partenaires s’intéressant aux systèmes alimentaires dans le Nord se sont réunis lors d’une table ronde qui a eu lieu à Whitehorse, au Yukon. Les participants provenaient de l’ensemble des territoires du Nord et de la région inuite Nunangat et comprenaient :

  • des aînés autochtones;
  • des représentants des organismes, des gouvernements et des sociétés autochtones;
  • des représentants des gouvernements fédéral, territoriaux et régionaux;
  • des représentants de l’industrie;
  • des groupes sans but lucratif et des universitaires;
  • des producteurs locaux d’aliments et des coopératives alimentaires;
  • des distributeurs commerciaux et des détaillants en alimentation.

Les participants ont exprimé un grand nombre de commentaires, qui ont fourni des indications qui aideront le CNDEA à formuler des recommandations concernant les systèmes alimentaires durables dans le Nord. Les points de vue exprimés dans le présent rapport sont ceux des participants à la table ronde et reflètent les discussions qui y ont eu lieu.

Lire le rapport: 

 

Le CNDEA
Établi en 1990, le Conseil national de développement économique des Autochtones (CNDEA) est nommé par le gouverneur en conseil pour fournir au gouvernement fédéral des conseils sur les politiques et les programmes de développement économique des Autochtones. Composé de dirigeants des affaires et des collectivités des Premières Nations, des Inuits et des Métis provenant de tout le Canada, le Conseil occupe la fonction importante d’aider le gouvernement fédéral à élaborer et à mettre en œuvre des politiques et des programmes économiques adaptés aux circonstances et aux besoins particuliers des Autochtones du Canada.

Dre Marie Delorme admise dans l’Odre du Canada

Le Conseil nation de développement économique autochtone tient à féliciter la Dre Marie Delorme pour avoir reçu l’Ordre du Canada.

Dre Delorme est présidente directrice générale de l’Imagination Group of Companies. Elle détient un baccalauréat en sciences, d’une maîtrise en administration des affaires de l’Université Queen’s, ainsi que d’un doctorat de l’Université de Calgary. Ses travaux portent sur le leadership interculturel.

Elle a été reconnue pour « son leadership en entrepreneuriat et pour son attachement à élargir les possibilités pour les femmes et les peuples autochtones au Canada. »

L’Ordre du Canada est une des plus grandes distinctions honorifiques civiles du Canada. Il reconnaît des réalisations exceptionnelles, le dévouement remarquable d’une personne envers la communauté ou une contribution extraordinaire à la nation.

 


Pour en savoir plus . . .