Rapport d’étape de 2019 sur l’évolution de l’économie des Autochtones

Les résultats économiques globaux des peuples autochtones du Canada se sont améliorés, mais ils ne sont pas en voie d’atteindre les objectifs de 2022 en matière de parité économique des Autochtones

La fin des écarts socioéconomiques stimulerait l’économie canadienne à hauteur de 27,7 milliards de dollars par année

Goose Bay, T.-N.-L., 10 juin 2019 – Le Rapport d’étape de 2019 sur l’évolution de l’économie des Autochtones, que le Conseil national de développement économique des Autochtones (CNDEA) a rendu public aujourd’hui, conclut que bien que globalement, on constate une amélioration des résultats économiques des peuples autochtones au Canada, cette progression est variable et parfois à de faibles degrés. Compte tenu du rythme des améliorations, les résultats ne sont pas en voie d’atteindre les objectifs de 2022 en matière de parité économique entre les Canadiens d’origine autochtone et les Canadiens non autochtones.

« Nous constatons que certains des gains les plus importants ont été réalisés au chapitre du taux d’obtention d’un diplôme d’études collégiales ou professionnelles par les étudiants autochtones, au point de surpasser celui de la population non autochtone de 2,6 points de pourcentage en 2016 », déclare le chef Clarence Louie, président du CNDEA. « De plus, l’écart de déficit entre les niveaux de revenu médian a montré une forte diminution de 9,3 points de pourcentage, alors que l’écart entre les taux d’obtention d’un diplôme d’études secondaires s’est rétréci de 4,5 points de pourcentage. »

Le Rapport conclut cependant que les indicateurs n’affichent pas tous des progrès, et que les améliorations ne se sont pas produites de manière égale dans l’ensemble des trois groupes d’identité autochtone.

« En 2016, l’écart entre les taux d’emploi des Autochtones et des non-Autochtones est demeuré essentiellement inchangé à 8,4 points de pourcentage, alors que l’écart entre les taux d’obtention de diplômes universitaires des Autochtones et des non-Autochtones est passé à 18,8 %, ce qui représente une hausse de 1,7 point », explique Mme Dawn Madahbee Leach, la vice-présidente du CNDEA. « Les populations des Premières Nations vivant dans les réserves continuent de présenter des déficits persistants et parfois croissants au chapitre des taux d’emploi, des revenus et des niveaux de scolarité. »

Le Rapport d’étape sur l’évolution de l’économie des Autochtones présente une analyse détaillée et approfondie des réalités économiques des peuples autochtones du Canada. À l’aide de 13 mesures, Il évalue 3 indicateurs principaux, soit l’emploi, le revenu, et le bien-être des collectivités. De plus, à la lumière de 19 autres mesures, le Rapport examine 5 indicateurs secondaires de réussite économique : l’éducation; l’entrepreneuriat et la création d’entreprises; la gouvernance; les terres et les ressources; et l’infrastructure.

Le Rapport d’étape de 2019 comporte 11 nouvelles mesures, telles que la représentation de la main-d’œuvre; la hausse du revenu et le niveau de scolarité; le surpeuplement et les conditions de logement; et l’attestation financière des collectivités. Il présente également les résultats de l’analyse comparative entre les sexes, ainsi que les deux nouveaux indices composites du CNDEA portant sur le développement économique et sur l’infrastructure.

« L’analyse comparative entre les sexes révèle des conclusions intéressantes”, souligne Mme Marie Delorme, qui est membre du CNDEA. « Nous avons constaté que les populations autochtones affichent une plus grande parité entre les sexes que les populations non autochtones. Nous avons également conclu que les femmes autochtones bénéficieraient davantage d’un soutien dans les domaines de l’emploi et du revenu, alors que les hommes autochtones bénéficieraient plus d’un soutien en éducation. »

Le Rapport de 2019 est le deuxième rapport d’étape sur l’évolution de la situation économique des Autochtones que produit le CNDEA depuis la publication, en 2012, de son document fondateur, le Rapport d’analyse comparative de l’économie des Autochtones. Le Rapport d’analyse comparative établit des cibles audacieuses permettant de faire un suivi des progrès économiques des Premières Nations et des peuples inuit et métis au Canada. Parmi les cibles, on y retrouve l’atteinte de la parité économique d’ici 2022.

« Bien que les écarts se referment, nous avons constaté qu’ils ne sont pas en voie d’atteindre notre objectif pour 2022 », précise le chef Terrance Paul, qui est membre du CNDEA à titre individuel. « Nous exhortons le gouvernement à répondre à nos recommandations afin que nous puissions atteindre ces cibles au cours des trois prochaines années. »

Parmi ses recommandations, le CNDEA est d’avis que les politiques et les programmes devraient cibler les populations des Premières Nations vivant dans les réserves dans les domaines de l’infrastructure, de l’emploi et de l’éducation. Le Conseil recommande également que des mesures de soutien éducatif axées sur les jeunes soient élaborées afin d’aider les Autochtones à finir leurs études secondaires et à poursuivre des études postsecondaires. Le CNDEA recommande aussi que des programmes de développement des compétences soient mis sur pied pour aider les employés autochtones travaillant dans des secteurs où les salaires sont élevés à accroître leur revenu potentiel en occupant des emplois mieux rémunérés.

« Le développement économique des Autochtones offre l’énorme potentiel d’améliorer les conditions de vie, de stimuler la croissance économique canadienne, de faire progresser la réconciliation et de fournir une main-d’œuvre jeune et croissante à la population active vieillissante du Canada », affirme le chef Louie. « Si on comblait cet écart, cela stimulerait l’économie canadienne à hauteur de 27,7 milliards de dollars par année. »

Communiqué de presse en inuktitut

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Rapports précédents:


Conseil national de développement économique des Autochtones

Établi en 1990, le CNDEA est un organisme nommé par le gouverneur en conseil et dont le mandat est de fournir au gouvernement du Canada des conseils sur les politiques stratégiques concernant les questions relatives au développement économique des Autochtones. Composé de chefs de file communautaires et de dirigeants d’entreprises provenant des Premières Nations, des Inuits et des Métis de tout le Canada, le Conseil aide le gouvernement à répondre aux besoins uniques et aux circonstances particulières des peuples autochtones au Canada.

Rapports d’étape sur l’évolution de l’économie des Autochtones

Le CNDEA a produit deux précédents rapports d’étape sur l’évolution de l’économie des Autochtones en vue de cerner les tendances de l’économie autochtone au Canada sur une période de dix ans et de formuler des recommandations. Le Rapport de 2019 compare les données du recensement de 2006 avec celles du recensement de 2016. La publication du rapport final est prévue pour 2023.

Rapport de recommandations sur les systèmes alimentaires durables dans le Nord

Le 25 février 2019, le Conseil a lancé son Rapport de recommandations sur les systèmes alimentaires durables dans le Nord.

Les systèmes alimentaires durables dans le Nord constituent un élément essentiel du développement économique dans cette région. Ils sont à la base de la sécurité alimentaire, et ils permettent aux collectivités d’être en meilleure santé et aux individus d’être mieux à même de participer à la population active. Une main-d’œuvre en meilleure santé contribue à rendre le climat économique plus propice et susceptible d’attirer et de retenir les entreprises. En retour, les améliorations au chapitre de l’emploi et des possibilités d’éducation ainsi que la hausse des revenus se traduisent par une plus grande sécurité alimentaire. Les systèmes alimentaires durables dans le Nord sont le moteur du développement économique, et ils profitent également de la croissance économique engendrée par les nouvelles occasions d’affaires.

En nous basant sur des recherches faites tant à l’interne qu’à l’externe, de même que les conclusions de la table ronde que nous avons organisée à Whitehorse, au Yukon, en juin 2018 afin de discuter des systèmes alimentaires durables avec les résidents du Nord, nous ont permis de formuler une série de recommandations :

  • Premièrement, nous recommandons qu’un ensemble de quatre outils stratégiques soit mis sur pied afin d’aborder la question des aliments traditionnels et la possibilité qu’ils puissent contribuer de façon plus fiable et durable aux systèmes alimentaires dans le Nord. Ces politiques et programmes permettraient de soutenir les chasseurs et de faciliter l’approvisionnement en aliments traditionnels dans les hôpitaux, les écoles et les établissements gouvernementaux, de concevoir des pratiques appropriées en matière de commercialisation et de gestion de ces aliments, et d’en faciliter l’inspection afin de veiller à ce que les règlements sur la salubrité des aliments soient respectés. Fait important, toutes ces politiques seraient élaborées en collaboration avec les instances dirigeantes autochtones et reconnaîtraient le pouvoir du gouvernement autochtone de prendre des règlements concernant la cueillette et l’emploi des aliments traditionnels ou de ceux prélevés dans la nature.
  • Deuxièmement, nous recommandons de mettre au point deux programmes, et de leur fournir un soutien accru, dans le but de promouvoir les mesures d’adaptation aux changements climatiques et d’appuyer les entreprises autochtones de pêche commerciale à petite échelle. Ces programmes incluraient un soutien pour les installations locales de transformation afin que l’essentiel des bénéfices demeure au sein des collectivités et soit utilisé à leur avantage. Les aliments traditionnels et ceux prélevés dans la nature offrent aux systèmes alimentaires autochtones une contribution irremplaçable, qui va bien au-delà de leur excellente valeur nutritive; le soutien apporté à ces initiatives, maintenant et à l’avenir, engendre de multiples retombées économiques et communautaires qui profitent à tous.
  • Troisièmement, nous recommandons que des améliorations significatives et d’importantes modifications soient apportées aux programmes fédéraux de subventions. Nous recommandons que le programme Nutrition Nord soit axé sur l’appui à la production alimentaire locale et à la cueillette, par l’intermédiaire de subventions destinées au transport des aliments traditionnels et aux outils et fournitures nécessaires à la production alimentaire locale et à la cueillette. De plus, nous recommandons que les résidents du Nord aient droit à une allocation de revenu de base garanti ainsi qu’à des taux d’imposition fédérale indexés en fonction du coût de la vie dans le Nord. Finalement, nous formulons trois autres recommandations : établir des mesures d’appui au développement économique en vue de mettre sur pied, pour les aliments commerciaux, des chaînes d’approvisionnement et de distribution appartenant aux populations locales; examiner l’opportunité de plafonner les prix des denrées de base; et faire un suivi continu des programmes alimentaires existants et des taux d’insécurité alimentaire.
  • Quatrièmement, nous recommandons l’adoption d’une stratégie permanente en matière d’investissements dans les infrastructures, qui honore les engagements budgétaires antérieurs et qui continue de se concentrer sur les infrastructures de transport (maritime, aérien et terrestre), leur entretien et leur amélioration. Il faut construire des ports en eaux profondes et améliorer les aéroports et les routes afin de veiller à ce que les collectivités éloignées et isolées maintiennent des réseaux de distribution, et qu’à l’avenir, elles soient mieux à même de tirer avantage des possibilités de développement économique.
  • Cinquièmement, nous recommandons la simplification et la coordination des outils de financement destinés aux individus, aux collectivités et aux entreprises dans le Nord qui cherchent à mettre au point des solutions locales, et d’associer ces personnes à un réseau de partage pour les projets et les promoteurs afin de leur permettre de communiquer avec des champions en matière d’études de cas. La création d’une plateforme à guichet unique servant à répertorier les outils de financement ainsi que l’établissement d’un processus de demande unique permettraient d’encourager l’innovation, de localiser les contributions aux systèmes alimentaires et de réduire la nécessité de naviguer à travers une multitude de ministères et de paliers gouvernementaux. Un réseau de partage favoriserait la diffusion des idées, des bons coups et des défis partout dans le Nord, facilitant ainsi la propagation des réussites et la réduction des obstacles.

Finalement, nos recommandations en vue d’améliorer et de soutenir les systèmes alimentaires durables dans le Nord sont axées sur l’accroissement de la participation et de l’autonomie à l’échelle locale en vue de mettre au point et d’appuyer les solutions locales et la production alimentaire locale. Toutes les recommandations tendent vers une autodétermination accrue et une plus grande autonomie gouvernementale pour les Autochtones, et s’appuient sur une approche fondée sur les distinctions. Grâce à un financement amélioré et simplifié pour les initiatives locales, jumelé à des réseaux de partage des solutions, le Nord sera mieux placé pour soutenir des systèmes alimentaires durables et le développement économique à venir.


Le CNDEA

Créé en 1990, le Conseil national de développement économique des Autochtones est un organisme nommé par décret, dont le mandat est de fournir au gouvernement fédéral des conseils stratégiques sur les politiques portant sur des questions liées au développement économique des Autochtones. Composé de dirigeants d’entreprises et de collectivités inuites, métisses et des Premières Nations provenant de partout au pays, le Conseil aide les gouvernements à répondre aux besoins uniques des peuples autochtones au Canada et à tenir compte de leur situation exceptionnelle.

Élargir le cercle : réconciliation économique pour les Premières Nations

Le 15 février 2017, au Westin d’Ottawa, le Conseil national de développement économique autochtone (CNDEA), en partenariat avec le National Aboriginal Capital Corporations Association (NACCA), Affaires Autochtones et du Nord Canada, ainsi que le Forum des politiques publiques (FPP), a présenté la conférence Élargir le cercle : quelle signification la réconciliation et la croissance économique inclusive peuvent-elles avoir pour les Premières Nations et le Canada?

La réconciliation économique implique l’inclusion des peuples autochtones dans l’économie nationale, ainsi que leur participation dans le partage de la prospérité. L’inclusion économique des peuples autochtones au Canada constitue donc non seulement une façon de corriger les erreurs du passé, mais représente aussi un investissement qui bénéficie tous les Canadiens. De ce fait, si l’écart relatif à l’accès aux opportunités des collectivités autochtones était éliminé partout au Canada, le PIB pourrait augmenter de 27,7 milliards de dollars par année. Lisez plus sur le sujet :

La série de conférences Élargir le cercle met en vedette des leadeurs et experts de partout au pays. Les conférences portent sur l’importance d’une croissance économique inclusive pour la réconciliation, et mettent en lumière des solutions pour pallier aux écarts entre les autochtones et les non-autochtones au Canada.La première conférence d’une série de trois s’est penchée sur comment accroître les opportunités économiques des Premières Nations. À travers des panels, des discussions et des présentations, les participants ont parlé de thèmes tels que la réconciliation, des stratégies en matière d’approvisionnement, et l’importance de reconnaître les succès des peuples Autochtones.

Conférence sur les Premières Nations (2017)

À travers des panels, des discussions et des présentations, les participants ont parlé de thèmes tels que les droits des Métis, l’entrepreneuriat, le développement d’entreprises, et la jeunesse.


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Rapport sur ce que nous avons entendu : Table ronde sur les systèmes alimentaires durables dans le Nord

Le lundi 4 juin 2018, un vaste éventail d’intervenants et de partenaires s’intéressant aux systèmes alimentaires dans le Nord se sont réunis lors d’une table ronde qui a eu lieu à Whitehorse, au Yukon. Les participants provenaient de l’ensemble des territoires du Nord et de la région inuite Nunangat et comprenaient :

  • des aînés autochtones;
  • des représentants des organismes, des gouvernements et des sociétés autochtones;
  • des représentants des gouvernements fédéral, territoriaux et régionaux;
  • des représentants de l’industrie;
  • des groupes sans but lucratif et des universitaires;
  • des producteurs locaux d’aliments et des coopératives alimentaires;
  • des distributeurs commerciaux et des détaillants en alimentation.

Les participants ont exprimé un grand nombre de commentaires, qui ont fourni des indications qui aideront le CNDEA à formuler des recommandations concernant les systèmes alimentaires durables dans le Nord. Les points de vue exprimés dans le présent rapport sont ceux des participants à la table ronde et reflètent les discussions qui y ont eu lieu.

Lire le rapport: 

 

Le CNDEA
Établi en 1990, le Conseil national de développement économique des Autochtones (CNDEA) est nommé par le gouverneur en conseil pour fournir au gouvernement fédéral des conseils sur les politiques et les programmes de développement économique des Autochtones. Composé de dirigeants des affaires et des collectivités des Premières Nations, des Inuits et des Métis provenant de tout le Canada, le Conseil occupe la fonction importante d’aider le gouvernement fédéral à élaborer et à mettre en œuvre des politiques et des programmes économiques adaptés aux circonstances et aux besoins particuliers des Autochtones du Canada.

Dre Marie Delorme admise dans l’Odre du Canada

Le Conseil nation de développement économique autochtone tient à féliciter la Dre Marie Delorme pour avoir reçu l’Ordre du Canada.

Dre Delorme est présidente directrice générale de l’Imagination Group of Companies. Elle détient un baccalauréat en sciences, d’une maîtrise en administration des affaires de l’Université Queen’s, ainsi que d’un doctorat de l’Université de Calgary. Ses travaux portent sur le leadership interculturel.

Elle a été reconnue pour « son leadership en entrepreneuriat et pour son attachement à élargir les possibilités pour les femmes et les peuples autochtones au Canada. »

L’Ordre du Canada est une des plus grandes distinctions honorifiques civiles du Canada. Il reconnaît des réalisations exceptionnelles, le dévouement remarquable d’une personne envers la communauté ou une contribution extraordinaire à la nation.

 


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Élargir le cercle : réconciliation économique pour la nation Métisse

Le 8 novembre 2018, à l’Université de Winnipeg, le Conseil national de développement économique autochtone (CNDEA), en partenariat avec le National Aboriginal Capital Corporations Association (NACCA), Affaires Autochtones et du Nord Canada, ainsi que le Forum des politiques publiques (FPP), a présenté la conférence Élargir le cercle : quelle signification la réconciliation et la croissance économique inclusive peuvent-elles avoir pour la nation Métisse et le Canada?

Dans son rapport « Réconciliation : stimuler l’économie canadienne de 27,7 milliards $ », le CNDEA a démontré que la réconciliation économique implique que l’inclusion des peuples autochtones dans l’économie nationale, ainsi que leur participation dans le partage de la prospérité. L’inclusion économique des peuples autochtones au Canada constitue donc non seulement une façon de corriger les erreurs du passé, mais représente aussi un investissement qui bénéficie tous les Canadiens. De ce fait, si l’écart relatif à l’accès aux opportunités des collectivités autochtones était éliminé partout au Canada, le PIB pourrait augmenter de 27,7 milliards de dollars par année.

La série de conférences Élargir le cercle met en vedette des leadeurs et experts de partout au pays. Les conférences portent sur l’importance d’une croissance économique inclusive pour la réconciliation, et mettent en lumière des solutions pour pallier aux écarts entre les autochtones et les non-autochtones au Canada. La seconde-conférence d’une série de trois s’est penchée sur comment accroître les opportunités économiques de la nation Métisse.

Conférence sur la nation métisse (2017)

À travers des panels, des discussions et des présentations, les participants ont parlé de thèmes tels que les droits des Métis, l’entrepreneuriat, le développement d’entreprises, et la jeunesse.


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Le Conseil souhaite la bienvenue au chef Clarence Louie

Le Conseil national de développement économique des Autochtones a le plaisir d’accueillir de nouveau chef Clarence Louie comme Président du Conseil.

Selon le chef Clarence Louie, le développement socioéconomique est une condition préalable à l’autonomie des Premières Nations et facilitera le retour à la culture de travail celles-ci – au mode de vie autonome de ses ancêtres.

Chef Clarence Louie a été élu à la bande indienne d’Osoyoos en 1984. Sous sa direction, la bande est devenue une société commerciale aux multiples facettes, qui possède et gère neuf entreprises et emploie des centaines de personnes. Le chef Louie a fondé l’Osoyoos Indian Band Development Corporation afin de gérer ces entreprises et de chercher des débouchés économiques.

En novembre 2016, il a reçu l’Ordre du Canada, une des plus grandes distinctions honorifiques civiles du Canada, pour « sa contribution novatrice à l’élargissement des possibilités économiques offertes aux communautés autochtones. »

Pour sa biographie complète et de plus amples renseignements sur le Conseil, veuillez consulter la page suivante: http://www.naedb-cndea.com/fr/le-conseil/

Chef Terrance Paul et Chef Clarence Louie admis dans l’Odre du Canada

Le Conseil nation de développement économique autochtone tient à féliciter Chef Terrance Paul et Chef Clarence Louie pour avoir tous deux reçu l’Ordre du Canada.

Chef Terrance Paul a été admis dans l’Odre du Canada au mois de novembre 2017. Il est Chef de la Première Nation Membertou depuis 33 ans, ayant remporté 16 élections de bande. Il a été reconnu pour « le leadership qu’il exerce dans la défense des droits des peuples autochtones et pour l’établissement d’un modèle unique d’indépendance financière durable dans la collectivité de Membertou. »

Chef Clarence Louie a été admis dans l’Ordre du Canada au mois de décembre 2016. Il remplit la fonction de Chef de la Bande indienne d’Osoyoos depuis plus de 10 termes. Il a été reconnu pour « sa contribution novatrice à l’élargissement des possibilités économiques offertes aux communautés autochtones. »

L’Ordre du Canada est une des plus grandes distinctions honorifiques civiles du Canada. Il reconnaît des réalisations exceptionnelles, le dévouement remarquable d’une personne envers la communauté ou une contribution extraordinaire à la nation.


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Rapport sur l’amélioration de l’accès aux capitaux par les peuples autochtones au Canada

Notre plus récent rapport intitulé Amélioration de l’accès aux capitaux, est basé sur une étude de Waterstone Strategie.

Le rapport de Waterstone Strategies report, intituléFirst Nations and Inuit Access to Capital for Economic Development, Business and Infrastructure: A Quantitative Assessment of the Access and the Gaps (disponible en anglais seulement), a mesuré et décrit l’écart entre le financement des Premières Nations et des Inuits et celui des Canadiens en général.

Le rapport de Waterstones Strategies a conclut que, même si les Premières Nations et les Inuits ont accès à plus de capitaux, l’écart entre l’accès des Autochtones et celui des autres Canadiens continue de s’élargir. Cet écart est de ce fait néfaste pour l’économie canadienne en général, car une économie des Premières Nations et des Inuits fonctionnant au même niveau que l’économie canadienne et financée de façon appropriée permettrait d’augmenter de plus de 3,6 millioards de dollars le PIB du Canada.

Notre Conseil croit fermement que la réduction de l’écart dans l’accès aux capitaux entre les communautés autochtones et le reste du Canada est un enjeu d’une très grande importance. C’est pourquoi nous faisons les recommandations suivantes au gouvernement du Canada :

  • Que le gouvernement du Canada continue d’augmenter ses investissements dans les institutions financières autochtones et à l’appui de ces dernières.
  • Que le gouvernement du Canada fasse un effort soutenu pour renouveler la relation fiscale et faire de l’équité fiscale et des emprunts abordables une réalité pour les peuples et les collectivités autochtones. Il devra pour ce faire éliminer les obstacles juridiques et réglementaires à l’accès aux capitaux et examiner et soutenir les nouvelles solutions en matière d’emprunt.
  • Qu’Affaires autochtones et du Nord Canada (AANC) continue de travailler avec les peuples, les nations et les gouvernements autochtones pour accroître les investissements dans les collectivités
  • Qu’AANC améliore la qualité, la disponibilité et la pertinence des informations destinées aux ménages, aux entreprises et aux collectivités autochtones en s’engageant à faire preuve d’ouverture et de transparence et en soutenant la recherche menée par les Autochtones et la gouvernance des données.

Le CNDEA

Créé en 1990, le Conseil national de développement économique des Autochtones est un organisme nommé par décret, dont le mandat est de fournir au gouvernement fédéral des conseils stratégiques sur les politiques portant sur des questions liées au développement économique des Autochtones. Composé de dirigeants d’entreprises et de collectivités inuites, métisses et des Premières Nations provenant de partout au pays, le Conseil aide les gouvernements à répondre aux besoins uniques des peuples autochtones au Canada et à tenir compte de leur situation exceptionnelle.

Le CNDEA publie son Rapport annuel de 2016-2017

Ottawa, ON – 13 septembre 2017 – Le Conseil national de développement économique des Autochtones (CNDEA) a publié aujourd’hui son Rapport annuel de 2016-2017. Le Conseil a franchi plusieurs jalons importants cette année qui ont contribué à faire en sorte que les politiques et les programmes fédéraux correspondent bien aux objectifs de croissance économique des Premières Nations, des Inuits et des Métis.

Les principales réalisations du Conseil en 2016-2017 sont :

Le CNDEA
Établi en 1990, le Conseil national de développement économique des Autochtones (CNDEA) est nommé par le gouverneur en conseil pour fournir au gouvernement fédéral des conseils sur les politiques et les programmes de développement économique des Autochtones. Composé de dirigeants des affaires et des collectivités des Premières Nations, des Inuits et des Métis provenant de tout le Canada, le Conseil occupe la fonction importante d’aider le gouvernement fédéral à élaborer et à mettre en œuvre des politiques et des programmes économiques adaptés aux circonstances et aux besoins particuliers des Autochtones du Canada.